Tchad : Mahamat Idriss Déby passe de l’ombre de son père à la légitimité électorale

Les résultats provisoires du scrutin présidentiel du 6 mai au Tchad marquant la fin de la Transition ont été proclamés par l’Agence nationale de gestion des élections (ANGE) dans la nuit du 9 mai avec un taux de participation de 75,89 %. Mahamat Idriss Déby Itno, le président de la Transition sort vainqueur dès le 1er tour avec 61,03 % contre 18, 53 % pour son principal rival, le Premier ministre Succès Masra .

Cette élection marque la fin d’une période de trois ans de transition militaire tumultueuse. Bien que son élection soit contestée, par son principal rival, Déby a réussi sa quête de légitimité en remportant la présidentielle entachée de plusieurs irrégularités. Cette victoire représente une consolidation de son pouvoir et une affirmation d’une présidence détachée de l’ombre de son père et de la controverse entourant son accession au pouvoir.

Peu de temps avant l’annonce de ces résultats provisoires, Succès Masra les a contestés dans une déclaration faite depuis le siège de son parti en appelant le peuple à revendiquer sa victoire. Il n’est pas d’ailleurs le seul à contester celle élection qualifiée de mascarade. Avant lui, quelques partis politiques de l’opposition autour du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP-parti d’opposition) avaient appelé au boycott ainsi que certaines organisations de la société civile comme Wakit-tama. Mais également des organisations internationales à l’image de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) qui a émis des critiques sur la crédibilité de cette élection dont une grande partie des observateurs internationaux a été écartée. Ce qui pourrait être en lien avec ce silence diplomatique qui s’est instauré depuis la proclamation des résultats provisoires, car aucun pays ami ni aucune institution internationale n’a encore félicité officiellement Déby.

La proclamation de ces résultats provisoires par l’ANGE sera…

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Auteur: Bourdjolbo Tchoudiba, Doctorant en Sciences Politiques à l’Université Paris-Est Créteil, Laboratoire Interdisciplinaire d’Études du Politique Hannah Arendt (LIPHA), Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC)