En chiffres, bien qu’on entende peu parler de ces meurtres aux infos mainstream, depuis 2009 le site TGEU a recensé 5322 meurtres de personnes trans à travers le monde. 90% des victimes en 2025 étaient des femmes trans ou des personnes transféminines, 88% des victimes étaient des personnes trans noires ou racisées, 34% des victimes étaient des travailleureuses du sexe et 14% des victimes étaient des activistes.
QUDSIYAH Mahmood est le nom de la personne la plus jeune sur la liste, agée seulement de 13 ans au moment de son suicide. Entre le 1er octobre 2024 et le 31 septembre 2025, 365 décès sont comptabilisé sur le site Remembering our dead, il s’agit de la face visible de l’Iceberg, des rapports connus, des personnes qui ont été retrouvées, dont les familles n’ont pas caché l’identité dans un dernier moment d’irrespect, 365 faits connus pour combien d’autre ignorés ? On compte une vingtaine de suicides de plus que l’an dernier pour une cinquantaine de noms en moins au total. [extrait du texte du compte de queerdartichaut et itsbritneybutch]
Discours du rassemblement d’Angers
« Aujourd’hui, nous venons pleurer nos mortes, mais pas seulement. Nous ne sommes pas venues pour présenter leur décès comme des drames isolés. Nous sommes ici pour dire, haut et clair, que leur morts sont politiques.
Nos morts ne sont pas des accidents privés. Elles sont l’effet – prévisible, documenté – d’un système.
La transphobie ne vient pas de nulle part, ne tombe pas du ciel. Elle s’alimente du capitalisme qui précarise, de la police qui expulse, des hôpitaux qui psychiatrisent, des familles qui rejettent, des lois qui exclues et isolent.
Quand nos copaines putes sont assassiné.es, quand nos camarades sans papiers sont expulsées, quand nos ami.es sont poussées au suicide – ce n’est pas une série d’évènements décousus : c’est une politique.
Chaque nom que nous prononçons ce soir est la preuve d’un crime du…
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