En 2016, nous avions reçu ce tutoriel, brisant l’un des secrets les mieux gardés des oto-rhino-laryngologistes : une gymnastique du palais permet de se protéger efficacement des gaz lacrymogènes.
Ça se bouscule allègrement ces jours-ci, tant dans nos magnifiques centres-villes que dans certaines de nos bourgades les plus reculées. Nous qui passons le plus clair de notre temps dans une de ces campagnes, loin de tout tumulte, désirons tout de même apporter notre maigre contribution au maintien en bonne santé de ceux de nos concitoyens qui n’ont pas l’heur de porter une armure de combat. Disons « maigre contribution » car il ne s’agira ici que d’apprendre à se protéger des gaz lacrymogènes. Avec cet avantage toutefois, de pouvoir le faire sans équipement particulier.
Manifester sa désapprobation sur la voie publique ces temps-ci, n’est pas dénué de certains risques, la maréchaussée disposant d’un équipement contre lequel on peut facilement se sentir démuni. Si l’on ajoute à ça le fait que se rendre à un rassemblement en portant une écharpe peut suffire à vous rendre suspect, il y aurait (presque) de quoi se décourager complètement.
Outre la « posture menaçante » et la « patibule intimidante », le moyen de dispersion des foules le plus largement utilisé reste la grenade lacrymogène, et nombre d’afficionados des cortèges pourraient être ravis d’apprendre qu’il existe un moyen simple et discret de se prémunir des pénibles effets de ces odieux nuages qui peuvent assez facilement recouvrir un quartier et créer de dangereux mouvements de panique avec bousculades, chutes, piétinements, et débandade générale.
Tout d’abord, il faut savoir que contrairement aux lacrymo en sprays (qui irritent yeux, peau, et bronches au contact, mais sont des armes locales), la fumée des grenades (portée de 200m, vise des groupes) ne provoque la brulure et les larmes que lorsqu’on la respire, et spécialement quand elle entre dans la cavité nasale. Pour cette fumée, les lunettes de natation ne servent à rien, et retenir son souffle suffit à en ignorer les effets (mais pour un temps trop limité).
Ensuite, il faut savoir qu’il existe un moyen physiologique (assez peu spontané), de respirer en empêchant complètement l’air de passer par le nez. Ceci permet de se balader sans problèmes dans un nuage lacrymogène, sans aucune protection, et assez longtemps pour pouvoir finir ce qu’on a commencé. A condition, bien sûr, de rester hors de portée des lacrymo en spray, caoutchoucs à…
La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: dev

