Pas de taxes, aucune réglementation et la privatisation de tous les services assurés par l’État dans une ville technofuturiste. Ce n’est pas seulement le synopsis d’un bon nombre de dystopies, c’est aussi le rêve de certains milliardaires de la Silicon Valley. Ce dimanche 15 juin, une nouvelle entreprise californienne a exhorté Donald Trump de signer un décret présidentiel, pour permettre la construction d’une ville privée au sein même de San Francisco, sur une ancienne base militaire.
Frontier Valley est une startup américaine, créée spécialement pour l’occasion, qui projette de contrôler ce bout de territoire afin de créer « une nouvelle zone de régulation spéciale pour accélérer les technologies de pointe ». En attendant une décision officielle, il est d’ores et déjà possible de réserver sa place au sein de l’enclave dérégulée, en tant qu’entrepreneur, promoteur immobilier, ou simple résident.
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Ce projet extravagant pourrait séduire l’actuel locataire de la Maison Blanche, qui a promis la création de « Freedom Cities » (villes de la liberté en français) dans sa dernière campagne présidentielle. Des cités bâties sur des terres publiques, vendues à des groupes privés, où les entrepreneurs pourraient gérer leurs entreprises sans se soucier des réglementations environnementales, ou de toute autre forme de contre-pouvoir. Le rêve libertarien ultime.
Selon le média américain Tech Policy Press, « il ne s’agit pas simplement de villes privées, et encore moins de zones de “liberté”. Il vaudrait mieux les décrire comme des villes fascistes – des terrains de jeu autocratiques où les ultra-riches et les grandes entreprises font…
Auteur: Thomas Lefèvre
