Le nouveau gadget dont vont être équipés les agents de l’ICE s’apparente à un instrument de torture et pave la voie à un futur déploiement en France
L’innovation vers le pire
Imaginez un policier qui vous touche, et par un simple contact avec ses gants, vous électrocute. C’est un cauchemar qui devient réalité aux USA. Après des années de lobbying intensif des syndicats policiers et de l’industrie militaro-policière, le ministère de la Sécurité intérieure de Trump vient d’annoncer que les agents de l’ICE seront bientôt équipés de «gants à impulsions électriques». Une commande à hauteur de 20 millions de dollars pour une arme s’apparentant à un engin de torture selon l’ONG Amnesty International, quelques mois à peine après les meurtres restés impunis d’Alex Pretti et de Renee Good par la milice anti-immigration.
Il s’agit d’une aubaine pour les entreprises qui font fortune sur le business de la répression. Ici, le juteux contrat a été remporté par «Compliant Technologies», une entreprise basée au Kentucky qui n’hésite pas à faire la promo de ses gadgets sur les réseaux sociaux. Dans plusieurs vidéos disponibles sur son compte Instagram, on voit des personnes s’effondrant au sol, paralysées par les décharges de ces armes prétendument «non-létales» mais qui peuvent monter jusqu’à 380 volts. Experte en novlangue sécuritaire, l’entreprise estime sur son site internet que ces gants s’insèrent dans le «continuum de la force» au sein du «nouveau protocole de la paix». Évidemment, aucun mot sur les risques éventuels que font encourir de telles armes sur des personnes vulnérables. Comment prédire l’impact d’une décharge électrique sur une femmes enceinte ou une personne souffrant de problèmes cardio-vasculaires ?
L’annonce de ce nouveau cadeau aux agents de la milice privée de Donald Trump n’a rien d’un hasard, et résulte de plusieurs années…
Auteur: B
