Et si la France suivait le chemin de la Chine en matière de surveillance des citoyens ? Une population sous le regard permanent des caméras, où l’intelligence artificielle donne les moyens de contrôler les moindres faits et gestes de tout le monde, le tout entre les mains d’une police surpuissante, avec des pertes de libertés publiques inédites ? Pour Félix Tréguer, chercheur associé au centre internet et société du CNRS, la question se pose. Entre les drones, les logiciels prédictifs, la vidéosurveillance algorithmique, ou encore la reconnaissance faciale : le recours aux dernières technologies de contrôle se banalise au sein de la police française. Loin de juguler la criminalité, selon lui, toutes ces innovations contribueraient en réalité à amplifier la violence d’État. De l’industrie de la sécurité aux arcanes du ministère de l’Intérieur, de la CNIL au véhicule de l’officier en patrouille, son dernier livre, Technopolice, retrace les liens qu’entretient l’hégémonie techno-solutionniste avec ce qu’il qualifie de dérive autoritaire en cours.
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Crédits photo/illustration en haut de page : Morgane Sabouret / Margaux Simon
Auteur: Blast

