Abus de faiblesse à l’échelle d’un pays
On le sait, les grandes chaines de télévision diffusent une propagande anxiogène et néolibérale depuis des décennies, à grand renforts de reportages policiers et de mensonges. Mais elles se surpassent ces derniers temps. Après avoir diffamé avec une violence sans précédent le mouvement de soutien à la Palestine et occulté le génocide en cours à Gaza, après avoir démoli la gauche et fait campagne sans complexe pour le RN l’été dernier, elles ont décidé de rendre hommage au plus grand néo-nazi du pays.
Jean-Marie Le Pen, maintenant décédé, est humanisé, présenté comme un « tribun », on filme sa veuve éplorée à l’antenne, on montre la peine de sa fille. Une énième preuve que les éditorialistes ne croient pas un mot du prétendu « antisémitisme » brandi pour discréditer la gauche, puisqu’ils n’ont aucune problème à encenser le plus grand propagateur d’un antisémitisme bien réel dans la France d’après-guerre.
Mais qui regarde encore la télévision ?
En 2022, la moyenne d’âge de l’ensemble des téléspectateurs était de 57 ans. 68,6% des téléspectateurs français ont désormais «plus de 50 ans». Dans le détail, selon une enquête de Médiamétrie, institut d’étude sur les médias audiovisuels, voici la moyenne d’âge du public des chaines infos : 57 ans pour BFM, 62,8 ans pour France Info, 64 ans pour Cnews, 66 ans pour LCI. Il n’y a quasiment plus que les retraités pour s’informer à la télévision. La majeure partie de la population se renseigne ailleurs.
Dans une autre enquête de 2024, Médiametrie tente de nuancer ce constat et écrit que 54% des 15/24 ans ont «un contact quotidien avec la télévision», soit 4,1 millions de personnes. Mais cela veut aussi dire que la moitié des jeunes ne regarde plus la télévision, et que la moitié restante la combine avec d’autres canaux. Ce qui est un tournant majeur dans l’histoire des…
Auteur: B

