Durant la pandémie, notre équipe de recherche franco-québécoise a analysé les niveaux et les facteurs de stress des personnes en télétravail. Nous avons relevé des différences entre les femmes et les hommes, mais aussi entre le Québec et la France. Des leçons peuvent en être tirées encore aujourd’hui afin de renforcer le mieux-être en télétravail.
Respectivement Professeure à la Faculté des Sciences de l’Administration de l’Université Laval et Professeur de gestion des ressources humaines à TBS Education (anciennement Toulouse Business School), nous avons comparé le régime social des deux côtés de l’Atlantique, notamment en matière d’allocations parentales, d’accès aux garderies, de congé de paternité ou d’équité salariale.
Les résultats de nos recherches, en collaboration avec d’autres chercheurs, ont récemment été publiés dans un article paru dans la revue New Technology, Work and Employment.
Le Québec et la France en contraste
Le régime social des deux côtés de l’Atlantique a été comparé en matière d’allocations parentales, d’accès à des garderies, de congé de paternité ou d’équité salariale.
Rappelons qu’en la matière, le Québec met en branle depuis près de trente ans des politiques publiques particulièrement proactives. Grâce à elles, la plupart des parents d’enfants en bas âge peuvent accéder à des centres de garde largement subventionnés. Les pères sont également fortement incités à prendre un congé de paternité long (5 semaines), puis un congé parental grâce à une allocation d’éducation bien plus généreuse qu’en France.
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Par rapport à la France, l’écart salarial femmes-hommes au Québec est par ailleurs plus faible de 40 %, ce qui a pour effet…
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Auteur: Gaëlle Cachat-Rosset, Professeure adjointe, Université Laval

