Ce village est connu pour être le lieu de naissance du célèbre poète Mahmoud Darwich. Si le village et ses environs évoquent encore de nombreux souvenirs pour cet homme de 84 ans, la communauté a depuis été complètement détruite et remplacée par ce que l’on appelle aujourd’hui le moshav Ahihud en Israël et le kibboutz Yas’ur.
Avant l’été 1948, la vie de M. Al-Said était comme celle de n’importe quel autre enfant de la Palestine historique. Appartenant à l’une des familles les plus pauvres de la communauté, il se souvient d’avoir travaillé pour cueillir des olives, grimpé aux arbres et joué dans la cour avec ses amis.
Son père avait l’habitude d’aller travailler à vélo dans une grande chaîne de supermarchés appelée Spinney’s à Acre. « Nous courions pour l’accueillir après le travail et nous tirions le vélo pour lui », se souvient-il.
Il a raconté son histoire à Ezzat El-Ferri d’ONU Info lors d’une visite dans son humble maison à Al-Bidawi, une grande ville surpeuplée du nord du Liban.
« Notre maison n’était composée que d’une seule pièce. Ma mère nous disait d’attendre l’arrivée de notre père. Nous disposions des fruits à manger, des cactus, des figues et des raisins. Toutes sortes de fruits poussaient sur notre terre », explique-t-il.
Lorsque la guerre éclate, son père déménage avec sa famille dans le village de sa grand-mère, à quelques kilomètres d’Al-Birwa, et retourne défendre sa ville natale. Lorsqu’il est clair que la bataille est perdue, il revient chercher sa femme et ses quatre fils et entame le long voyage à travers la frontière libanaise.
« Quelques jours » se transforment en 76 ans
M. Said se souvient de s’être arrêté dans plusieurs villages le long de la route, dormant la nuit dans des oliveraies. Il se souvient d’une mer de gens, « à perte de vue », marchant en formation. Chacun de ses parents porte un jeune enfant et un paquet de vêtements, tandis que…
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Auteur: Nations Unies FR

