Le XV de France entame le 2 juillet sa préparation pour la coupe du monde de rugby qu’il accueille sur son territoire à partir du mois de septembre. Après des résultats probants ces dernières années et notamment une série record de victoires consécutives, l’enthousiasme est de mise. En Angleterre, le monde de l’ovalie se porte au plus mal. Les finances des clubs de première division sont dans le rouge et trois d’entre eux ont même été exclus de la compétition au cours de la dernière saison. Christina Philippou et Kieran Maguire vous en expliquent les raisons dans cet article traduit de l’édition anglaise de The Conversation.
Le club de rugby anglais des London Irish a été fondé en 1898. Près de 100 ans plus tard, il est devenu un club professionnel à part entière, juste à temps pour participer à la saison inaugurale de la Premiership, l’échelon supérieur du rugby anglais. Après 25 ans en première division, les London Irish ont été exclus du championnat début juin, incapables de fournir des garanties financières suffisantes à l’instance dirigeante du sport. Trop endetté, le club ne pouvait pas payer ni son personnel ni ses joueurs.
Il n’est pas le seul à avoir perdu ainsi sa place parmi l’élite. Deux autres clubs historiques, les London Wasps (qui en 2020 était encore parvenu en finale du championnat) et les Worcester Warriors, ont déjà été exclus de la compétition et placés sous tutelle administrative au cours de la saison écoulée. Les joueurs ont été autorisés à quitter les clubs. Le troisième ligne Jack Willis est ainsi récemment devenu champion de France, titulaire en finale avec le Stade toulousain après avoir commencé la saison avec les Wasps.
Que trois équipes de premier plan disparaissent en moins d’un an témoigne d’un problème majeur dans le rugby anglais. D’autres clubs sont-ils menacés ? Le rugby professionnel est-il encore économiquement viable…
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Auteur: Christina Philippou, Principal Lecturer, Accounting, Economics and Finance, University of Portsmouth

