Tensions à l’Association des maires de France : David Lisnard assure ne pas « faire entrer la présidentielle dans l’AMF, ceux qui me le reprochent le font »

Un congrès de l’AMF à la croisée des chemins. Le 108e congrès de l’Association des maires de France (AMF), du 23 au 26 novembre, à Paris, rentre en zone de turbulence. Le congrès, qui rassemble chaque année les maires au sein de la plus grande association d’élus, est le premier post-élections municipales, mais aussi le dernier du quinquennat finissant d’Emmanuel Macron, sur fond de projet de loi de finances pour l’année 2027 qui affolent les élus locaux. Sans oublier l’élection présidentielle, qui bouscule tout.

Les maires de gauche pourraient voter pour le centriste Philippe Laurent, candidat face à David Lisnard

C’est dans son contexte particulier que l’AMF va élire son président. Ou peut-être le réélire. Car son président sortant, David Lisnard, est candidat à sa réélection. Mais il n’aura échappé à personne que le maire Nouvelle Energie (ex-LR) de Cannes est aussi candidat à l’élection présidentielle. C’est là que les choses se compliquent.

Car la fronde s’installe contre David Lisnard. Elle vient des maires de gauche, ou plutôt PS, qui dénoncent un « mélange des genres », une double casquette qui crée la confusion, mais aussi des élus centristes. Le maire UDI de Sceaux, Philippe Laurent, est de nouveau candidat face au maire de Cannes. Il dénonce une « instrumentalisation » de l’AMF, qui serait « en danger ». Pour Jean-François Debat, maire PS de Bourg-en-Bresse, futur premier vice-président…

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Auteur: François Vignal