C’était un peu trop beau. Les représentants des partis du bloc central et des LR s’étaient quittés, jeudi après-midi, après la réunion de la dernière chance autour de Michel Barnier, sur un accord de principe sur l’architecture gouvernementale. Mais patatras. Ça tousse, et pas qu’un peu, du côté du Modem.
Mais quelle est l’origine du courroux des députés du parti de François Bayrou ? L’équilibre ne serait pas le bon. Le Modem a bien deux représentants sur la feuille de match qu’a présentée Michel Barnier à Emmanuel Macron : Jean-Noël Barrot aux Affaires étrangères et Geneviève Darrieussecq, à la Santé.
Le problème viendrait plutôt de l’arrivée du patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau, à l’Intérieur, et de Laurence Garnier, sénatrice LR de Vendée, comme son président de groupe. Soit deux représentants de la droite conservatrice catholique. Bruno Retailleau s’était opposé au mariage pour tous puis à la PMA pour toutes. Laurence Garnier s’est opposée aussi au mariage pour tous, à l’inscription de l’IVG dans la Constitution et a voté contre le délit sur les thérapies de conversion. Le cas de la sénatrice de Vendée semble cependant réglé. Emmanuel Macron a fait savoir à Michel Barnier ses doutes, dès jeudi soir. « Ça n’est pas passé », confirme une source LR.
Reste que pour les députés Modem, ça ne passe pas non plus. A l’issue d’une réunion de crise, ce vendredi midi, 80% des…
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Auteur: François Vignal

