On dit qu’il y a des couples qui vivent dans le conflit, qui en devient presque un moteur, du moins un mode de fonctionnement. Les relations entre les LR et le bloc central en est peut-être l’exemple. Car les épisodes se suivent, et se ressemblent, dans la vie trépidante du socle commun. La coalition de circonstance formée par l’ex-majorité présidentielle (Renaissance, Modem, Horizons) et les LR, qui fait tant bien que mal office de majorité pour le gouvernement de François Bayrou, continue de vivre sous tension, au gré des couacs et psychodrames successifs.
Derniers en date : l’examen de la proposition de loi du sénateur LR Gremillet sur l’énergie, qui porte la relance du nucléaire, et l’échec de la CMP (commission mixte paritaire) sur le texte PLM (Paris Lyon Marseille). Sur le texte Gremillet, en séance, un amendement d’un député LR, instituant un moratoire sur toute nouvelle installation éolienne et photovoltaïque, a été adopté grâce aux voix du RN, profitant aussi d’une faible mobilisation des groupes macronistes et de la gauche.
Dans le groupe EPR (Ensemble pour la République, où siègent les élus Renaissance) de Gabriel Attal, c’est encore le coup de trop. « Le socle commun aujourd’hui est plutôt entre le RN et LR avec un trait d’union qui s’appelle l’UDR (le groupe d’Eric Ciotti, ndlr), plutôt qu’avec Ensemble pour la République. Il y a plus de choses qui nous séparent avec Les Républicains, que de…
Auteur: François Vignal

