Plus de quatre ménages sur cinq vivent aujourd’hui dans des conditions jugées « critiques » ou « catastrophiques ».
« Ces contraintes affectent les activités quotidiennes fondamentales telles que dormir, cuisiner, se laver, stocker la nourriture et l’eau, disposer d’un éclairage adéquat et faire face à la chaleur et au froid », souligne le rapport.
L’aide ne suit pas les besoins
L’évaluation repose sur 1.951 entretiens menés en juin 2026 dans les zones accessibles du nord de Gaza, à Gaza, Deir al-Balah et Khan Younis. Rafah et les secteurs inaccessibles ou trop dangereux n’ont pas pu être couverts.
Selon le rapport, seul un ménage sur dix avait reçu, au cours du mois de l’enquête, une aide sous forme d’abris ou d’articles ménagers essentiels. Les restrictions à l’entrée de matériaux et d’équipements, conjuguées au manque de financement, continuent de limiter fortement la réponse humanitaire.
Près des deux tiers des ménages vivent dans des tentes ou des abris de fortune, qui ne sont pas conçus pour un hébergement prolongé.
Près de trois ans après le début de l’escalade à Gaza, la quasi-totalité de la population a été déplacée, souvent à plusieurs reprises. Une grande partie des habitants vivent toujours sous des tentes, dans des abris de fortune, des bâtiments surpeuplés ou des logements endommagés offrant peu de protection, d’intimité ou d’espace pour les activités quotidiennes.
Un enfant marche pieds nus au milieu des ruines à Gaza-ville.
Plus de 100.000 ménages dans des abris dangereux
Malgré le cessez-le-feu conclu en octobre 2025, d’importantes pénuries persistent pour les articles essentiels, notamment les tentes, les couvertures et les matelas.
Plus de la moitié des ménages vivant sous tente utilisent la même tente depuis plus d’un an. Plus de la moitié des tentes et…
Auteur: Nations Unies FR
