Terrorisme d’État : le 17 octobre la police a fait couler le sang


Malgré l’omerta des éditorialistes, trop concentrés sur des bris de vitrines et le vol de matériel, les témoignages affluent depuis le 17 octobre sur les réseaux sociaux. Ils décrivent des scènes d’horreur causées par la police, à une échelle inégalée et généralisée sur l’ensemble du territoire. Après les cinq mutilations que nous avions comptabilisées hier, Contre Attaque a recensée une nouvelle série, non exhaustive, d’autres blessures.


Paris

Il est 17h, place de la République. Un jeune homme d’une vingtaine d’année reçoit une balle de LBD dans les parties génitales. Le tir lui déchire le pénis. Il sera admis aux urgences avec de graves lésions au niveau du gland et un hématome aux testicules. Miraculeusement, il n’aura pas de conséquences sur sa fertilité.

Au même endroit, le photoreporter Gaspard Glanz publait à 16h34 une image d’un manifestant au sol, criblés d’éclats de grenade : «Paris Deux blessés graves à la grenade». Il dit en avoir vu «beaucoup plus. C’est une dinguerie place de la république depuis 13h !» Un autre photoreporter présent à Paris, Marin Driguez, a pris une photo d’un manifestant ayant un morceau de mollet arraché, lui aussi vraisemblablement par un éclat de grenade.

Rennes

Une femme présente lors de la manifestation nous a transmis une vidéo : la scène se déroule place de la République aux alentours de 17h. Tout semble très calme quand on entend d’un coup la détonation d’une grenade explosive, puis des cris. Cette lectrice nous dit qu’un «papi se prend une grenade qui explose sur le mollet, on le voit se relever dans la fumée et passer devant moi. Il est évacué par les service de secours 30 minutes plus tard, stabilisé avant par les médics puis les pompiers en attendant un camion de disponible». Sur les images, il saigne abondamment, le souffle de la munition lui a vraisemblablement arraché une partie de la jambe.

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Auteur: B