Contrairement à ce que disent les médias, le terrorisme policier n’est pas «exceptionnel» dans l’histoire de France
«C’est une affaire d’une gravité exceptionnelle qui ébranle la police nationale» explique le service police/justice de TF1-LCI dans la soirée du 17 septembre 2026. On apprend qu’un «gardien de la paix de 35 ans affecté dans les Yvelines a été interpelé à la sortie de son travail par les enquêteurs de la Sous-Direction antiterroriste» le 23 août 2026.
Lors de la perquisition à son domicile, les enquêteurs ont trouvé des «pièces d’armes», il aurait fabriqué un arsenal avec une imprimante 3D et préparé des actions violentes. Des faits suffisamment sérieux pour que cet agent soit interrogé durant 96 heures en garde vue. Selon le parquet, ses publications en ligne et ses messages sur les forums démontrent son engagement dans la mouvance «d’ultra-droite». C’est-à-dire de groupuscules néofascistes violents commentant des agressions et des crimes.
Alors que le procès aux assises des deux assassins de Federico Aramburú se déroule actuellement, faut-il rappeler que Loïk le Priol, qui a abattu le rugbyman de plusieurs balles dans le dos, avait des liens avérés avec un officier de la police judiciaire ? Qu’il y a une porosité historique entre ces groupes fascistes et les forces de l’ordre ? Qu’ils fréquentent les mêmes lieux, les mêmes salles de sport et partagent un imaginaire commun ? Ou encore qu’ils échangent sur les mêmes forums leur haine et leur racisme ?
Concernant le caractère supposément «exceptionnel» de l’affaire qui vient d’être médiatisée : elle n’a en réalité rien d’extraordinaire.
La porosité entre les milieux néonazis et la police ne date pas d’aujourd’hui. Elle est même dans son ADN, puisque la police nationale a été créée par le régime de Vichy en 1941. À l’été 1942, c’est elle qui est chargée d’arrêter…
Auteur: B
