La responsabilité du RN, des chaines de télévision et de la police est accablante
Le 23 octobre, un militant d’extrême droite tirait en rafale à l’arme de guerre sur des hommes, femmes et enfants noirs et arabes à Trappes, tuant un homme de 26 ans et blessant 7 autres personnes.
Au fur et à mesure que les éléments de cette affaire sont révélés, il apparaît que ce crime de masse n’est pas le fait d’un homme isolé : c’est un crime collectif. Le tueur, Kévin T., a été armé idéologiquement pendant des années par les médias de masse, mais aussi protégé par les autorités. Sans tout un système, jamais cette tuerie n’aurait pu avoir lieu.
Le 29 octobre, Médiapart rapportait que Kévin T. avait commis une agression raciste très grave trois jours seulement avant l’attentat. France 2 a rencontré la victime, un homme noir nommé Ahmed, qui raconte qu’il faisait un plein d’essence dans une station service de Levallois, lorsque Kevin T. l’a aspergé de gaz lacrymogène et l’a passé à tabac en criant : «Je vais te tuer ! On va se débarrasser de vous ! On en a marre de vous».
La Police Municipale de Levallois intervient : non seulement elle n’arrête pas l’agresseur raciste, mais elle menotte Ahmed, la victime ensanglantée ! Il s’agit ici d’un racisme d’État pur et dur : dans une altercation, les policiers considèrent instinctivement que c’est forcément le blanc la victime et le noir l’agresseur. Ahmed dit à France 2 : «J’étais paumé, sonné à la tête», avec plusieurs dents cassées. Finalement, il est démenotté et se rend à l’hôpital, puis il dépose plainte. Le cauchemar continue : Kévin T. n’est même pas placé en garde à vue, il est entendu en «audition libre» pour décliner son identité avant d’être relâché. Il devait être reconvoqué pour une autre «audition» le jour de l’attentat, alors qu’un homme a été gravement blessé sur la…
Auteur: B
