Du milieu scolaire aux process de recrutement, en passant par les choix d’orientation, les tests psychologiques sont de plus en plus mobilisés, dans des situations décisives pour l’avenir des personnes concernées. Mais sont-ils toujours fiables ? Et à quelles sont les conditions d’une utilisation pertinente ?
À leur création au XIXe siècle, les tests psychologiques ont été utilisés principalement pour étudier le fonctionnement de l’intelligence. Avec la création de programmes centrés sur l’évaluation des personnalités à partir des années 1960, ils ont été largement diffusés dans les entreprises pour accompagner la gestion des ressources humaines et le recrutement.
Depuis les années 2000, ils sont de plus en plus mobilisés dans le champ de l’orientation également. Du test d’aptitudes pour un futur pilote de l’air au questionnaire de personnalité destiné à un manager, en passant par l’évaluation cognitive en milieu scolaire, ces outils interviennent chaque jour dans des situations décisives.
Utilisés à bon escient, ils peuvent éclairer et objectiver un choix ; mal choisis ou mal interprétés, ils risquent au contraire de l’orienter dans une mauvaise direction.
Une offre pléthorique
La diversité des tests psychologiques est impressionnante : tests d’aptitude pour surveillant pénitentiaire, questionnaire de personnalité pour managers, échelles de motivation pour élèves en difficulté… et, à l’autre extrémité du spectre, les quiz en ligne ou dans les magazines, parfois présentés comme « scientifiques » mais sans aucune base rigoureuse.
Certains tests psychologiques sont utilisés dans le monde entier, parfois à des milliers d’exemplaires chaque année. Leur popularité, le fait qu’ils aient été créés par une personnalité reconnue ou adoptés par de grandes entreprises ne garantit pourtant en rien leur qualité scientifique. Derrière une apparente simplicité et un…
Auteur: Katia Terriot, Maîtresse de conférences en psychologie, Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)

