Trois Serbes ont été condamnés dans leur pays et assignés à résidence après avoir plaidé coupable dans une enquête pour « espionnage » et des actes de « discrimination raciale » en France et en Allemagne en 2025, notamment pour avoir déposé des têtes de cochons près de mosquées à Paris, a-t-on appris vendredi 6 mars de source judiciaire.
Ces trois personnes, identifiées uniquement par leurs initiales, ainsi que huit autres suspects, avaient été arrêtées en septembre 2025 en Serbie, dans le cadre d’une enquête sur plusieurs actes criminels en France, dont des attaques contre des synagogues et des mosquées, commises, selon les autorités françaises, sous influence d’un service étranger.
Reconnus coupables d’« espionnage », de « discrimination raciale » et d’« association de malfaiteurs », les trois suspects ont conclu un « accord de plaider coupable » avec le parquet, et ont été condamnés à des peines d’assignation à résidence de six, de douze et de dix-huit mois, a précisé le tribunal de Smederevo, à 50 km au sud-est de Belgrade.
Deux des trois verdicts sont définitifs, alors que le suspect condamné à 18 mois a le droit de faire appel jusqu’au 11 mars, selon la même source. L’enquête visant les huit autres suspects est toujours en cours, selon la même source.
Indignation jusqu’au sommet de l’État
Neuf têtes de cochon, animal considéré comme impur par l’islam, avaient été découvertes le 9 septembre 2025 devant des mosquées à Paris et en région parisienne, un acte qui avait suscité l’indignation jusqu’au sommet de l’État.
Par ailleurs, en avril 2025, le Mémorial de la Shoah, trois synagogues et un restaurant à Paris avaient été vandalisés à la peinture verte. Trois Serbes avaient été inculpés pour ces actes et emprisonnés en France dans le cadre de l’enquête.
Les onze individus arrêtés en Serbie auraient été…
Auteur: La Croix (avec AFP)

