« Il s’agit d’une violation flagrante du principe de non-refoulement et des obligations du gouvernement royal thaïlandais en vertu du droit international », a déclaré dans un communiqué Ruvendrini Menikdiwela, Haut-Commissaire adjoint du HCR chargé de la protection.
Les autorités thaïlandaises ont confirmé qu’au moins 40 Ouïghours ont été expulsés vers la Chine. C’est la première fois que Bangkok expulse des Ouïghours depuis 2015.
Le HCR indique avoir reçu des informations selon lesquelles un groupe d’Ouïghours détenus à Bangkok risquait d’être expulsé de façon imminente. L’agence a cherché à plusieurs reprises à rencontrer le groupe et à obtenir des autorités thaïlandaises l’assurance que ces personnes, qui avaient exprimé la crainte d’être renvoyées, ne seraient pas expulsées.
Aucun accès n’a été accordé et, lorsqu’elles ont été contactées pour obtenir des éclaircissements, les autorités du gouvernement royal thaïlandais ont déclaré qu’aucune décision d’expulser le groupe n’avait été prise.
Le HCR appelle Bangkok à mettre fin au retour forcé de personnes
Le HCR a exprimé ses préoccupations concernant la détention de ce groupe depuis 2014, exhortant les autorités à améliorer leur situation humanitaire, à fournir des alternatives à la détention et à rechercher une solution viable et sûre.
Le mois dernier, les experts en droits de l’homme des Nations Unies ont exhorté la Thaïlande à ne pas renvoyer les 48 Ouïghours en Chine, avertissant qu’ils risquaient d’être torturés, maltraités et de subir un « préjudice irréparable » s’ils étaient renvoyés dans leur pays.
Selon les rapports de la presse, ces 48 détenus font partie d’un groupe de 300 Ouïghours qui ont fui la Chine et ont été arrêtés en Thaïlande en 2014. Certains d’entre eux ont été renvoyés en Chine, d’autres en Turquie, et les autres sont toujours détenus en Thaïlande.
Mais pour le HCR, le…
Auteur: Nations Unies FR

