Il y a une vie après la mort : sur le plan numérique, les « thanabots » en apportent la preuve en recréant virtuellement les proches disparus. AI generated image Fourni par l'auteur
L’ESSENTIEL
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En se fondant sur les données de personnes décédées, des chatbots proposent de dialoguer en ligne avec des défunts.
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Ces services lucratifs sur abonnement s’inscrivent dans une industrie de l’« au-delà numérique » en plein essor.
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Cette transformation du deuil en services soulève un certain nombre de questions éthiques.
Les « thanabots » (ou « robots de deuil »), des intelligences artificielles (IA) entraînées à partir des réseaux sociaux et d’autres données personnelles du défunt, transforment ces traces numériques de leur existence en une présence virtuelle façonnée par les familles, les algorithmes et les entreprises, capable de s’exprimer de façon troublante.
Un téléphone s’allume. Un ami décédé répond. Un fils décédé se souvient de notre anniversaire.
Ce qui relevait autrefois des séances de spiritisme, de la prière et de la science-fiction est en train de devenir un service grand public ordinaire. Dans l’épisode « Be Right Back » de la série Black Mirror, Martha perd son compagnon, Ash, et se tourne vers un service qui le reconstitue à partir de son « empreinte » numérique. Cela commence par des messages, puis le dispositif reproduit une voix familière, pour aboutir à un corps synthétique. La réplique connaît les phrases fétiches et les blagues d’Ash. Si elle peut reproduire ce qu’il a laissé derrière lui, elle ne peut pas recréer ce que c’était que d’être dans la peau de Ash.
L’un des premiers cas concrets remonte à l’époque où Eugenia Kuyda, cofondatrice de Replika, a utilisé les messages de son ami Roman Mazurenko, décédé, pour créer un agent conversationnel imitant sa manière de s’exprimer.
Aujourd’hui, les thanabots et autres…
Auteur: Vitor Lima, Associate Professor of Marketing, ESCP Business School
