Un nouveau marché s’ouvre alors et fait la fortune des nouvelles plateformes de vidéos à la demande comme HBO, Netflix, Hulu, qui font assaut de qualité, comme le souligne The Apologist en 2018 : « Il y a une vraie audace et créativité qui ressortent des séries en ce moment. Une écriture soignée et même intransigeante, comme le prouvent des shows du calibre de True Detective, Westworld ou encore The Haunting Of Hill House très récemment. Et vu sous cet angle, le cinéma commence à se berner lui-même en s’entêtant à développer des remakes et des blockbusters inintéressants. La prise de risque sérielle contraste avec celle du 7ème art. »
On pourrait espérer que, stimulé par la crainte d’être complètement détrôné, le cinéma se réinvente et que les deux genres se complètent comme le roman et la nouvelle en littérature. Mais on voit déjà que de plus en plus de séries souffrent à leur tour de ce qui, à mon sens, a tué le cinéma, à savoir le politiquement correct paresseux. On se moquait de la culture soviétique toute tournée vers l’exaltation du système soviétique et de ses valeurs fantasmées, mais que dire de la réaction de Rima Abdul Malak à la remarque sur la violence du système néolibéral et l’inique réforme des retraites, que Justine Triet s’est permise lors de la cérémonie des Oscars où elle recevait la Palme d’or pour son film Anatomie d’une chute ? Une réaction qu’Olivier Faure a résumée ainsi : « estomaqué de voir une ministre de la Culture qui pense que quand on finance un film, on achète la conscience de ses auteurs ». Eh oui, c’est exactement à cela que servent les subventions et autres financements dans le pays de la liberté !
Au fait, Rima Abdul Malak est l’interchangeable ministre de la Culture de l’interchangeable Macron, le président compradore d’un pays en proie à des gangs contre lesquels les Français n’ont pas le droit de se défendre. Confrontés…
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Auteur: Dominique MUSELET Le grand soir

