Confrontées à des catastrophes naturelles incontrôlables, comme le récent ouragan Milton qui a frappé les côtes de Floride, certaines personnes peuvent préférer adhérer à des théories du complot pour retrouver un sentiment de contrôle. Un phénomène psychologique qui risque de poser problème, alors que les événements extrêmes comme les tornades ou les ouragans sont appelés à devenir plus intenses et plus fréquents au fur et à mesure du changement climatique…
L’ouragan Milton a frappé la côte ouest de la Floride le 9 octobre 2024, devenant le deuxième ouragan puissant à frapper la Floride en l’espace de deux semaines, après l’ouragan Helene.
Si la plupart des gens se sont tournés vers les météorologues pour obtenir des explications, une minorité bruyante est restée sceptique, affirmant que les ouragans avaient été délibérément provoqués par des mesures d’ingénierie, que le climat de la Floride avait été manipulé, voire même qu’il s’agissait d’un complot visant les électeurs républicains.
Ces idées ne sont pas nouvelles. En tant que psychologues, nous étudions les origines des théories du complot et nous avons constaté qu’elles émergent souvent à la suite de catastrophes naturelles. Il est d’autant plus important d’étudier ces théories que les phénomènes météorologiques extrêmes sont appelés à devenir plus intenses et plus fréquents.
Les théories du complot vont venir expliquer des événements importants en les attribuant aux actions secrètes d’un petit groupe puissant. Pourtant, si l’on prend un peu de recul par rapport à cette définition psychologique, une chose frappante devient apparente :
« Si les théories du complot expliquent les événements par les actions d’un petit groupe, elles ne devraient s’appliquer qu’aux événements sur lesquels l’influence d’un tel groupe est plausible. »
Par exemple, si l’alunissage de la mission Apollo…
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Auteur: Iwan Dinnick, Research Fellow, Psychology, University of Nottingham

