Thomas Lacoste est cinéaste et auteur. Soulèvements est son dixième long métrage. Il a notamment réalisé Les mauvais jours finiront. 40 ans de justice en France (2009) et Notre monde (2013), dans lequel des intellectuel·les de premier plan développaient une pensée critique alternative. Plus récemment, il a retracé à travers trois films l’histoire du mouvement armé basque ETA et son cheminement vers une solution pacifique.
Comment avez-vous acquis la confiance de ces militant·es des Soulèvements de la Terre qui apparaissent à visage découvert dans votre film ?
Ce projet prend sa source au printemps 2023, après la manifestation de Sainte-Soline, qui a été suivie d’une période de forte criminalisation : deux vagues d’arrestations perpétrées par la police antiterroriste, puis l’annonce par le ministre de l’Intérieur de l’époque de son intention de dissoudre le mouvement. Dans un premier temps, je suis entré en relation avec les membres des Soulèvements afin de leur proposer de réfléchir ensemble à une stratégie pour leur éviter d’être jugés par la 16e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris, qui est une chambre d’exception traitant des affaires de terrorisme – j’avais déjà eu l’occasion de faire cela par le passé.
Il n’y a aucun didactisme, aucun pédagogisme ni désir d’enquête dans le film. C’est autre chose.
Mais leur legal team
Auteur: Vanina Delmas

