Son lancement était attendu de longue date, c’est désormais chose faite. Le 2 avril, la Commission nationale du débat public (CNDP) a lancé le coup d’envoi de trois mois de débat public sur l’avenir de la région de Fos-Berre, dans les Bouches-du-Rhône. Parmi les différents projets discutés figure en bonne place le très contesté projet de ligne à Très haute tension (THT), prévu entre Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône, et Jonquières-Saint-Vincent dans le Gard.
« On demandait à ce que ce débat public ait lieu depuis de très nombreux mois, on est satisfait que ce soit enfin le cas », entame avec entrain Jean-Luc Moya, pour La Relève et La Peste.
Crédit photo : Jean-Luc Moya
Arlésien d’origine, ce dernier a fondé l’association environnementale Agir pour la Crau en 2011. Il est également à l’origine du collectif Stop THT 13/30, qui réunit une trentaine d’associations, mais aussi des élus, des agriculteurs, des acteurs économiques, et des acteurs du tourisme et de la culture aux idées parfois divergentes, mais dont le point commun est de faire front contre le projet de ligne à THT.
Décarboner la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer
Porté par RTE, gestionnaire de transport d’électricité, le projet consiste à créer d’ici 2028 une ligne aérienne de 400 000 volts entre le poste électrique de Feuillane, dans la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer, et celui de Jonquières-Saint-Vincent.
D’une longueur de 65 kms et constitué de 180 pylônes, dont certains pourraient culminer à 80 mètres de haut, cette nouvelle ligne, estimée à 300 millions d’euros, vise à décarboner la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer, qui est aujourd’hui l’un des sites les plus émetteurs de CO2 de France. Il s’agit également d’apporter le volume d’électricité nécessaire pour nouveaux projets industriels « verts » de Fos.
Autant d’arguments qui, à l’heure de la nécessaire…
Auteur: Cecile Massin

