Cet article est publié en partenariat avec la Revue Salamandre.
1- Les tiques sont-elles vraiment inutiles ?
Les parasites comme les tiques jouent un grand rôle dans la chaîne du vivant. Ils contribuent à réguler des populations animales, mais ils sont aussi un moteur de l’évolution en poussant leurs hôtes à s’adapter pour survivre.
Leur poids important dans la biomasse globale remplit également le garde-manger d’une multitude d’espèces : les minuscules nématodes se repaissent des tiques, tout comme le font les passereaux, les reptiles, mais aussi… les poules, qui adorent les becqueter ! En résumé, malgré l’effroi qu’elles provoquent, les tiques rendent service à la nature !
2- Quelle quantité de sang une tique ingère-t-elle ?
C’est difficile à évaluer, dans la mesure où la tique ne fait pas qu’absorber le sang : elle en recrache une partie, en éliminant un certain pourcentage de l’eau qu’il contient. Toutefois, on considère qu’une tique, selon son stade de vie, peut avaler entre 0,5 et 1 ml de sang par prise. Elle pourra ainsi multiplier son volume par 10, et son poids par 200.
3- Toutes les tiques transmettent-elles des maladies ?
Non. Mais une proportion importante de la population d’Ixodes ricinus, la tique la plus répandue en Europe, est infectée par la borréliose de Lyme. Les études estiment qu’entre 5 et 30 % des individus de cette espèce portent la bactérie. Cependant, la probabilité de contracter une borréliose après une piqûre de tique infectée n’est que de 1 à 5 %. Le risque augmente cependant à mesure que la tique reste fixée.
L’autre maladie dont on parle souvent en Europe, la méningo-encéphalite à tiques, est encore plus rare. Transmise par un virus cette fois, elle infecte en moyenne moins de 1 % des tiques. Dans les zones endémiques, où la prévalence est plus forte, les personnes piquées par une tique ont 1 à 2 % de risque de développer…
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