Pour l’imprimer et le diffuser [1] : Tire au flanc n°8
Tire-au-flanc n8 A4
|NE RIEN DEMANDER, PRENDRE !|
Depuis quelques temps, les gémissements du gouvernement et de ses amis bourgeois se font entendre. Sentant souffler le vent de la révolte, ils entonnent tous le même refrain : « On n’est pas responsables ! ». Pas responsables de la « situation internationale ». Pas responsables des prix à la pompe. Pas responsables de la canicule historique qu’on vient de subir. Pas responsable, surtout, de la colère qui monte de partout et qui vient d’exploser dans les lycées. Peut-être qu’ils commencent à flipper, tous ces ministres, patrons de stations-service, proviseurs et politiciens… Les voilà qui appellent au dialogue démocratique tout en envoyant les flics tabasser les révoltés, ou qui tentent de récupérer la contestation pour la transformer en bulletins de vote. Mais personne n’est dupe. Ceux qui prétendent subir la situation sont précisément ceux qui sont responsables d’un système qui n’en finit pas de nous déposséder de tout.
Car si les lycées s’embrasent, la colère dépasse désormais largement les revendications matérielles immédiates. C’est une révolte plus profonde qui s’exprime. Et aujourd’hui, c’est la jeunesse des lycées prolos qui donne le cap d’un mouvement autonome au reste de la classe. Elle sait ce qui l’attend : que, dans ce monde, il n’y a pas de place au soleil pour tout le monde ; que les budgets militaires explosent car demain, il faudra fabriquer des drones à la chaîne, alimenter la machine de guerre et, peut-être, apprendre à les esquiver si l’affrontement mondial s’intensifie.
Que la guerre qui se prépare aujourd’hui, c’est toujours aux mêmes qu’on demande de la produire et d’en supporter le coût à travers les mesures d’austérité permanentes. Que le prix de l’essence ne permettra pas de se déplacer et tout juste…
Auteur:
