Le procès pour détournement de fonds publics du Rassemblement National ne cesse d’éclabousser la vie politique française. Tandis que Marine Le Pen a décidé de se présenter malgré tout aux présidentielles de 2027, le spectre de nombreuses condamnations passées revient à nouveau hanter le parti à la flamme.
Le Rassemblement National s’est souvent vanté d’être une organisation « différente », irréprochable, et épargnée par les affaires. En 1993, l’ex-Front National avait même adopté « mains propres, tête haute », comme slogan de campagne. Et pourtant, les déboires judiciaires du mouvement de Jordan Bardella sont loin d’être une exception. Mr Mondialisation relate neuf des pires condamnations le concernant.
1. Recel d’abus de bien sociaux
En 2012, le FN, qui vient tout juste de passer sous la direction de Marine Le Pen, organise un grand montage financier pour tromper l’État. À l’époque, le parti d’extrême droite oblige presque tous ses 572 candidats à acheter des kits de campagne, facturés 16 550 € chacun. Ces kits, produits par la société Riwal, tenue par Frédéric Châtillon, proche conseiller de Marine Le Pen, ne contenaient pourtant que des affiches, tracts et site internet.
La structure « Jeanne », elle aussi proche du parti, concédera des emprunts à chaque prétendant pour leur éviter d’avancer de l’argent. En bout de chaîne, les candidats ayant dépassé 5 % (tous sauf 35), feront alors valoir leurs droits au remboursement de cette immense surfacturation. Au passage, les responsables en profitent pour s’enrichir un peu plus avec les intérêts du prêt. Résultat : une condamnation à 250 000 € d’amende pour le parti, et plusieurs peines de prison et d’inéligibilité pour les cerveaux de l’affaire.
2. Contestation de crimes contre l’humanité et négationnisme
Les déboires judiciaires du…
Auteur: Simon Verdiere

