Torr e benn no 8 — CRA : politique de la cruauté à la française

Dès les premiers instants de son second mandat, Donald Trump et son équipe ont multiplié les outils de répression des étrangers sur le territoire des États-Unis. Ainsi, les équipes de l’ICE — la police de l’immigration et des douanes du pays — ont doublé d’effectif tandis que leur budget de fonctionnement passait de 10 milliards de dollars (une somme déjà colossale) à 85 milliards début 2025, dépassant de très loin les budgets de toutes les autres agences de police américaines. L’ICE s’est alors mis à opérer des rafles nombreuses dans les grandes villes, poursuivant et arrêtant les étrangers regroupés notamment dans des centres fermés, parfois à l’extérieur du pays. Certaines de ces rafles ont tourné court face à la détermination des habitants s’y opposant, tandis que d’autres documentent les exactions [1] [2], mais les mobilisations ne suffisent pas à mettre fin à cette politique de déportation de masse qui vise au nettoyage ethnique. Les meurtres d’Alex Pretti ou de Renee Good, tués par l’ICE parce qu’ils se mobilisaient contre les rafles, ont suscité d’importantes vagues de protestation, en particulier à Minneapolis et à Los Angeles, mais le régime trumpien n’en a pas moins développé une communication agressive glorifiant l’ICE, par voies de presse, de réseaux sociaux et avec force images produites par IA. Que ce soit avec les enlèvements et violences physiques ou avec les prises de paroles goguenardes et cyniques, les pratiques trumpiennes vis-à-vis des étrangers relèvent d’une politique de la cruauté caractéristique de l’extrême droite. En moquant le désarroi et l’angoisse des personnes enlevées à leurs proches, et en tournant leur douleur en dérision, le rire trumpien en est la meilleure illustration : ce qui compte est moins l’amélioration de la vie des gens, que donner le sentiment d’une supériorité à ceux qui jouissent du malheur des autres.

Mais on aurait…

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