La CGT de TotalEnergies a lancé un appel à la grève le 8 octobre pour l’emploi et les salaires, « sur tous les sites du groupe », notamment ses raffineries et certaines stations-service, a annoncé mercredi 16 septembre le syndicat.
Cet appel à la grève, lancé trois semaines avant l’échéance, intervient dans un contexte de difficultés logistiques liées à la guerre au Moyen-Orient et au plafonnement par le groupe du prix des carburants dans ses stations-service, qui a provoqué une ruée des automobilistes soucieux de préserver tant bien que mal leur pouvoir d’achat, sur fond de flambée des cours du pétrole et de ses produits dérivés.
Le mouvement pourrait se traduire par des arrêts d’expédition de carburants des raffineries ou des fermetures de stations-service, « en fonction de l’engouement » des salariés et « des modalités décidées » localement, selon Eric Sellini, coordinateur CGT au sein du groupe.
Le responsable syndical évoque des effectifs « sous tension », notamment dans les raffineries, avec un recours grandissant à l’intérim et aux CDD, avec des incidences selon lui sur la sécurité.
« Les salariés subissent une dégradation continue de leurs conditions de travail qui s’est accentuée pendant les périodes de canicule », résume la CGT dans un tract. Cette problématique touche également Hutchinson, filiale de TotalEnergies spécialisée dans le caoutchouc et les joints pour l’industrie, également concernée par l’appel, selon Eric Sellini.
« Les salaires restent bloqués »
Le syndicat appelle aussi les salariés à débrayer pour défendre leur pouvoir d’achat en recul pour « des milliers » d’entre eux : « de nombreux travailleurs dans les filiales, perçoivent la prime d’activité de la CAF pour compenser des rémunérations devenues insuffisantes face à l’explosion du coût de la vie », assure la CGT.
Le syndicat appelle…
Auteur: La Croix (avec AFP)
