C’est en chansons qu’a débuté, vendredi 1er mai 2026, la manifestation de la fête du Travail, à Brest (Finistère). La quarantaine de choristes de l’ensemble Peuple et chansons ont investi les marches de l’hôtel de ville, devant plus de 3 000 manifestants, reprenant avec eux les airs du Chiffon rouge, de Michel Fugain, ou encore le chant révolutionnaire italien Bella Ciao.
Un cortège intergénérationnel aux revendications multiples
Peu après 11 h, ils ont laissé la place aux représentants des syndicats CGT, CFDT, FO, FSU, Unsa, Solidaires et Union Pirate pour des prises de paroles communes. Nous affirmons que notre diversité est une force. Dans un contexte de tension sociale et de montée des inégalités, nous voulons rappeler que le 1er-Mai est une journée de lutte, de conquête et de solidarité.
Le projet de loi présenté par le gouvernement, qui vise à autoriser les artisans, boulangers et fleuristes à faire travailler leurs salariés dès le 1er mai 2027, est sur de nombreuses lèvres. Touche jamais à mon 1er-Mai, peut-on lire sur plusieurs pancartes. Une raison de plus pour cette famille de venir manifester, ce vendredi. On manifeste tous les ans pour la fête du Travail. Depuis plusieurs années, elle a une saveur particulière avec la montée du fascisme et les partis au gouvernement qui lui pave la voie, regrettent Lucile et Alexis, venus avec leurs deux enfants. L’un d’eux a écrit sur sa pancarte : Je ne veux pas travailler ».
Malgré le climat social pesant, c’est dans la bonne humeur que s’est élancé le cortège. Dans ses rangs, beaucoup de jeunes. Dont ce groupe de lycéens de L’Harteloire, établissement fragilisé par la chute de ses effectifs : On a réussi à mobiliser pas mal de monde dans notre lycée. On est engagés notamment…
Auteur: Claude Morizur

