Toulouse : un policier vise une manifestation lycéenne avec un fusil d’assaut

Jusqu’où les flics et l’État iront-ils pour mater la révolte légitime de la jeunesse ? Des images prises à Toulouse ce vendredi 2 octobre montrent des policiers en civils, probablement une brigade anti-criminalité – BAC – dont un agent vise à l’arme lourde une mobilisation lycéenne. On croirait voir un assaut armé de forces spéciales contre des terroristes, ou une scène de guerre. Sauf qu’en face, il y a des enfants.

Des tensions sont en cours depuis ce matin dans la ville rose, où des centaines d’élèves résistent à un lourd dispositif policier. Des poubelles ont été incendiées près du lycée Déodat-de-Séverac tandis que des brigades motorisées et des CRS utilisent des gaz lacrymogènes pour disperser les jeunes. Au moins deux manifestants ont déjà été arrêtés.

Sur l’image qui circule sur les réseaux sociaux et que nous avons recoupée pour authentifier sa localisation, le policier est muni d’un fusil d’assaut HK G36. Il pointe son canon en direction de la foule, ce qui est un geste criminel : quiconque apprend à se servir d’une arme sait qu’on ne vise jamais une cible qu’on ne cherche pas à détruire.

Le HK G36 est produit par l’entreprise allemande Heckler & Koch, et a été distribué à la police française pour les cas de terrorisme à partir de 2015. Ce fusil tire jusqu’à 750 coups par minute, les balles de ce calibre éclatent au contact d’un os ou perforent le corps, elles sont destinées à faire le plus de dégâts possible sur un champ de bataille.

Dans une autre vidéo, prise exactement au même endroit, on aperçoit une brigade entièrement vêtue de noir menée par un autre agent équipé de la même arme, qu’il braque également à hauteur d’homme. Il s’agit probablement d’une unité d’assaut de type RAID. Pourquoi mettre en joue des lycéen·nes ? Pourquoi une telle débauche de moyens ? Il s’agit d’une démonstration de force dans un contexte où…

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Auteur: B