Cette fois, le patron n’a pas voulu la victoire d’étape. Déjà vainqueur à quatre reprises sur les routes de ce Tour de France 2025 (à Rouen, Mûr-de-Bretagne, Hautacam et Peyragudes) pour se concocter une confortable avance de quatre minutes au classement général sur son dauphin Jonas Vingegaard, Tadej Pogacar a offert un peu de répit à ses adversaires samedi 19 juillet à l’occasion de la troisième et dernière étape pyrénéenne, la plus difficile avec quatre cols de 1ère, 2e et hors-catégorie au programme.
Facile et contrôlant tranquillement la course tout au long de la journée à quelques minutes des échappés grâce au bon travail de ses équipiers, l’ogre slovène s’est juste permis d’accélérer dans les derniers mètres pour décrocher son rival danois et grignoter quelques secondes supplémentaires. Cette journée menée au petit trot par Pogacar a permis à un autre coureur de briller dans les pentes du col de Peyresourde (7,1km à 8,1% de moyenne) et de la montée finale vers Luchon-Superbagnères (12,6km à 7,5%).
Auteur d’un grand numéro, le grimpeur néerlandais Thymen Arensman s’est en effet imposé pour refermer le triptyque pyrénéen de cette Grande Boucle. Le coureur d’Ineos, 25 ans, a mené à bon port un superbe raid solitaire de 37 kilomètres achevé dans la brume. Il a apporté du même coup à sa formation sa première victoire dans le Tour depuis celle de Carlos Rodriguez à Morzine en 2023.
« La forme de ma vie »
Pour lui-même il s’agit du quatrième succès de sa carrière, le plus beau devant sa victoire d’étape dans le Tour d’Espagne en 2022. « J’ai du mal à y croire. Faire deuxième au Mont-Dore (NDLR : le 14 juillet) était déjà fabuleux, là c’est juste incroyable si on considère aussi la manière avec laquelle j’ai gagné. J’étais dans la forme de ma vie, j’avais de super jambes », a-t-il déclaré après avoir dompté cette étape dantesque à…
Auteur: Jean-Moïse Dubourg (avec AFP)
