Au grand casino du Tour de France, l’Erythréen Biniam Girmay a triplé la mise jeudi à Villeneuve-sur-Lot où Primoz Roglic a perdu plus de deux minutes et toute chance de victoire après une lourde chute dans le final.
Le Slovène a franchi la ligne la tête baissée et l’épaule droite en sang pour aller s’engouffrer sans un mot dans le car de son équipe, encore sonné après un impressionnant vol plané à douze kilomètres de l’arrivée.
Le corps est meurtri et le débours est très lourd: 2 min 27 sec de retard sur le vainqueur du jour et une rétrogradation de la quatrième à la sixième place au classement général, à 4:42 du maillot jaune Tadej Pogacar.
Le leader de Red Bull-Bora était déjà tombé la veille et traine la réputation de goûter souvent au bitume, parfois par malchance, parfois par manque de dextérité, lui qui est venu au cyclisme très tard après une première carrière dans le saut à ski.
Vendredi, il n’a pas pu faire grand-chose lorsque le Kazakh Alexey Lutsenko a heurté un îlot séparateur en forme de boudin qui l’a fait partir en toupie en fauchant plusieurs coureurs.
Pogacar et ses deux poursuivants au général, Remco Evenepoel (à 1:06) et Jonas Vingegaard (à 1:14) sont passés sans encombre. Pas Roglic, éternel maudit, placé au mauvais endroit au mauvais moment et qui est passé par-dessus son vélo.
Pogacar compatit
Avec cette chute, le Slovène de 33 ans perd toutes ses chances de viser une première victoire finale dans le Tour, sachant qu’il faut déjà attendre de savoir s’il sera en mesure de repartir vendredi.
« Cette chute a d’énormes conséquences pour nous. Mais le plus important maintenant c’est Primoz lui-même, en tant que personne et pas le résultat au Tour de France », a commenté, dépité, le directeur sportif Ralf Aldag.
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Auteur: AFP

