Faire un tour du monde en avion en 2023 et s’en vanter sur les réseaux sociaux est-il une bonne idée ? Pardon, reposons la question autrement : est-ce une bonne idée de faire un tour du monde en avion en 2023 alors que les canicules, inondations, sécheresses et mégafeux s’enchainent à cause du changement climatique ?
Vous pourriez penser qu’aujourd’hui, tout le monde sait à quel point prendre l’avion participe au réchauffement climatique. C’est très, très loin de la vérité. Avoir déjà entendu que c’était pas super, oui, c’est possible. Mais savoir que c’est le moyen le plus efficace (donc le pire) pour exploser son empreinte carbone en quelques heures, c’est une autre affaire. C’est pour cela qu’un simulateur existe, et vous permet de connaître le résultat en 3 clics.
L’objectif de cet article est de donner les ordres de grandeur, et de montrer pourquoi faire un tour du monde en avion est vraiment problématique. Si cela permet de mettre des drapeaux de tous les pays visités sur son compte Instagram ou Tinder, ce n’est pas sans conséquence.
C’est quoi exactement, un tour du monde en avion ?
Pour devenir un tourdumondiste (oui, ce terme existe), vous avez deux solutions. Soit un billet ‘tour du monde’, soit prendre un billet pour chaque destination. Les deux solutions présentent chacune des avantages et des inconvénients, notamment la flexibilité et le coût.
Le montant du ou des billets oscille en moyenne entre 2 000 et 5 000€, et peut aller jusqu’à 20 000€ si vous voulez vous déplacer en classe affaire, ce qui augmente par ailleurs votre empreinte carbone. C’est également valable pour le ferry, le train, la voiture, etc. : plus votre confort est grand, plus vous prenez de l’espace, plus l’empreinte carbone du voyage vous sera attribuée. Logique simple : si au lieu de mettre deux sièges dans un avion, il n’y en a plus qu’un ‘confort’, c’est plus de kérosène consommé pour cette…
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Auteur: Bon Pote

