Tourisme de luxe : le combat des polynésien·nes pour sauver leurs terres

À Ra’iātea, le motu Hore’a, petite île librement accessible, est depuis des générations un lieu de vie central pour les habitant·es. Aujourd’hui menacé de privatisation pour un projet hôtelier de luxe, il est devenu le symbole d’un conflit grandissant autour de l’accaparement des terres en Polynésie.

[ Temps de lecture estimé : ~ 6 min]

En 2024, le tavana (maire) de Ra’iātea a signé un bail de location pour une durée de 20 ans sur Hore’a avec le promoteur immobilier Fabrice Convert. Son projet : privatiser l’île pour y construire un hôtel et un restaurant de luxe baptisé Te Rai-Atea. Une véritable aubaine financière pour l’investisseur, Fabrice Convert, puisque la location ne lui coûterait que 15 000 francs polynésiens par mois pour le motu entier, soit l’équivalent d’un loyer d’une petite maison dans cette région.

Copie du « pacte de préférence » figurant dans le bail signé entre l’ancien maire et Fabrice Convert / crédit : Temoana Poole

Et d’après le « pacte de préférence » figurant à la fin du bail, cet avantage pourrait aller encore plus loin. Si au cours du bail, « la Commune de Tumaraa (le bailleur) ou ses ayants droits se décident à vendre ou autrement aliéner, tout ou partie du bien loué, le preneur (Fabrice Convert) ou ses ayants droits auront la faculté d’en devenir acquéreur de préférence à tous autres ».

Un projet qui s’est déroulé dans le silence le plus total. La population n’a jamais été consultée et a découvert le projet tardivement. Sur Google Maps, l’île apparaissait même sous un nouveau nom : « Annie Private Island ». Une appellation depuis supprimée, mais vécue par de nombreux habitant·es comme le symbole brutal d’une dépossession.

Découverte de la privatisation de l’île sur GoogleMaps par les habitant·es / crédit : Temoana Poole

Pour cause, ce motu était très prisé par les locaux. Étant le plus proche de l’île…

La suite est à lire sur: mrmondialisation.org
Auteur: Mr Mondialisation

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com