Tours : la politique et le monopoly

Article du 14 avril 2026 posté sur magcentre.fr

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Alors que la semaine passée se jouait à Tours l’élection pour la présidence de la Métropole, il semble que le baronissime LR Philippe Briand, lui-même largement réélu maire au premier tour à Saint-Cyr-sur-Loire pour la septième fois consécutive, reste central dans le jeu politique local, juge de paix entre clans de droite et donc faiseur de roitelets, en l’occurrence Frédéric Augis à Joué-les-Tours.

L’influence locale de Philippe Briand n’est pas uniquement politique d’ailleurs, avec Arche, sa holding, qui génère plus de deux milliards d’euros de volume d’affaires par an et fait de notre homme la première fortune de Touraine. Non, l’emprise est en fait plus globale et concrète, intime même. Et en tout cas urbanistique.

Philippe le Magnifique

Car à Tours, l’espace urbain est profondément marqué par Philippe Briand, sorte de Laurent de Médicis façon années fric. Déjà, il y a les agences qui composent la galaxie du « n°1 français de l’immobilier » : Citya, bien sûr, le fleuron du groupe, compte cinq établissements à Tours, Century 21 en dispose de quatre, Brosset et Laforêt, trois chacun, Nestenn en a carrément sept sur toute l’agglomération. Ces agences rythment la ville, scandent les grands axes d’enseignes, visuels et slogans, puis se posent en phares déchirant la nuit de leurs LED conquérantes, longtemps d’ailleurs en violation de la réglementation en matière de pollution lumineuse. Idem en ce qui concerne la pollution sonore, des riverains de la rue du Docteur Herpin rapportent des soirées endiablées au dernier étage du siège – le « rooftop » de la « Arche Tower » –, musique à fond, convives triés sur le volet, doudoune sans manches de rigueur, coupettes à volonté.

Et tout ça, c’est la partie émergée de l’iceberg. Car il y a aussi un bon nombre de bâtiments propriété directe du groupe qui les loue…

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