Comment conjuguer mesures sanitaires et respect des traditions ? Comment se protéger du virus sans renoncer à la vie ? Ce sont les questions posées par la tenue du carnaval de La Plaine à Marseille le 21 mars dernier. Cet article revient sur les polémiques qui ont suivi les festivités.
Photos : Ric Par
« Un attentat contre la santé des Marseillais » disons le carême-entrant, un 11 septembre sanitaire, pour amplifier les aboiements d’une sénatrice, autant actrice que soutien à ce que les possédants fond de pire à Marseille. Cette sénatrice harengère des palais, diagnostiquée positive au Covid en mars 2020, costumée comme une courtisane sous Louis XIV préfère les « attentats » de son protégé Bachar Al Assad et soutient les pures vérités de François Fillon. Heureusement que c’est Carnaval ! On peut tout dire après mardi Gras.
Et pour ce Fukushima médical, toutes les autorités de la préfète de police à Martine Vassal, dont on se rappelle les images bras dessus bras dessous, en mars 2020 pour le premier tour des élections municipales, ont condamné les excès des carnavaliers de la Plaine. Mais il faut trouver un coupable à tout ce désordre médiatique et s’en servir : on ne peut laisser des milliers de vilains, de turlurons en couleurs, fêter le printemps. Il faut masquer la réalité. Premier artifice : tous nos comédiens de droite se servant de l’image des soignants comme l’envers des fêtards, ont toujours souhaité la mort de l’hôpital public et ont toujours méprisé la sécurité sociale.
Second artifice : il faut montrer des traces d’urine dans le trou laissé par l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne et appeler ça une « profanation ». Quiconque vient à Marseille cherchera un lieu d’aisance. Avec la fermeture des bars, c’est même devenu impossible de pisser dans cette ville. Qu’importe, l’abjection ce n’est pas cette droite qui a piraté tout l’argent public sans jamais mettre un sou dans l’habitat. Ce ne sont pas les gougnafiers comme Xavier Cachard, élu et propriétaire d’un appartement dans la dent creuse, ce n’est pas le président des assises de l’Habitat qui loue des taudis, non c’est quelqu’un qui urine pour se soulager. Ceux-là et la liste est trop longue sont à l’image de la Une du Figaro Mag, leur journal titrant « Comment tirer profit de la crise » Quant aux Carnavaliers, ils sont les habitants des taudis, ils sont les amis des morts de la rue d’Aubagne, ils sont les manifestants gazés et mutilés…
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Auteur: stage

