Tous terroristes ? Le régime utilise des mesures antiterroristes pour interdire des dizaines de personnes de manifester


«Le mouvement insurrectionnel constaté depuis le 17 octobre […] peut être regardé comme des actes de terrorisme»


Nancy, Nantes, Paris, Rennes, Strasbourg, Poitiers, Montreuil, Grenoble, Caen, Marseille… Les interdictions tombaient encore samedi 31 octobre au matin dans tous le pays, quelques heures avant les manifestations. Et elles visent des dizaines de personnes aux engagements très différents : un agriculteur, un syndicaliste, un militant pro-palestinien, des antifascistes, une militante associative…

Partout, des équipes de police, parfois membres d’unités antiterroristes, débarquent chez des personnes fichées comme militantes, et distribuent des MICAS. L’acronyme de «Mesure Individuelle de Contrôle Administratif et de Surveillance». Un dispositif hérité de l’état d’urgence : suite aux attentats du 13 novembre 2015, l’État français avait basculé dans un régime d’exception, qui permettait notamment de limiter la liberté de circulation de personnes considérées comme djihadistes, notamment les personnes condamnées pour «terrorisme» qu’il fallait surveiller après leur sortie de détention.

Cet état d’exception avait été immédiatement utilisé contre des militant·es. À l’époque, l’immonde gouvernement Hollande avait utilisé le choc des attentats pour assigner à résidence et interdire de manifester des militant·es écologistes lors de la COP 21, puis d’autres durant le mouvement social contre la Loi Travail au printemps 2016. Le Parti Socialiste a donc été le premier à instrumentaliser des cadavres pour restreindre la liberté d’expression et de manifestation et faire taire des contestataires.

En 2017, Macron a fait passer une partie des mesures de l’état d’urgence dans le droit commun, installant définitivement le régime d’exception dans la loi. Ces derniers jours, le pouvoir pousse le curseur plus loin que jamais. Car l’ampleur de ces interdictions…

La suite est à lire sur: contre-attaque.net
Auteur: B