Le 10 septembre fera ou bien flop ou bien vroum, ou bien ni flop ni vroum. Tout ce qui nous est permis, en guise d’analyse non réductrice, ce n’est qu’une poignée de bons mots. « Tout est prêt. Les pires conditions matérielles sont excellentes » (André Breton).
Il va falloir jouer fin. Si l’analyse n’est pas de mise, restent les bons conseils.
D’abord, évitez la morale.
Préférez la pensée stratégique, tactique, opérationnelle, et, donc les raisonnements dialectiques. C’est-à-dire : ne vous demandez pas qui a tort, qui a raison, qui est responsable, qui est fautif.
Demandez-vous : si je passe à l’offensive ici, quelle sera la défense ? Quelle quantité de résistance mon choc va-t-il produire chez l’adversaire ? Si j’opte pour la défensive là, quelle sera ma faculté de durer. De supporter l’usure. Est-ce qu’il vaut mieux se disperser, diverger, se disséminer dans la ville, les villages, l’espace logistique, les champs – pour disperser, disséminer la force de résistance de mes adversaires ? Ou mieux vaut-il se concentrer en un point, dense, choisi d’avance, dont la topographie est connue, maîtrisée, et où sont installés nos pièges ? Dois-je aller au choc frontal ? Ou multiplier les harcèlements soudains et impromptus, suivi de dispersions discrètes ? Dans tous les cas, je me demande quels seront les effets de mes effets, les effets en retour, je ne pense pas en actions mais en réactions, non pas en position mais en riposte, je me demande comment la défensive devient offensive, comment l’offensive devient défensive. Je me demande comment rester souple.
Privilégiez le temps sur l’espace
Un prussien disait :
« C’était toujours beaucoup que d’avoir assoupi pour un temps la mauvaise volonté d’une puissance aussi dangereuse, et qui gagne du temps a tout gagné »
Gneisenau écrit :
« La stratégie est l’art d’utiliser le temps et l’espace. Je suis plus avare de…
Auteur: dev

