Lisant hier dans La Croix un article sur le fameux rapport Pisa, je tombe sur une citation du secrétaire général de l’OCDE, à l’origine dudit rapport, selon lequel « l’essor du numérique et le recul de lecture pour le plaisir coïncident avec une diminution des résultats en littératie ». Euh… En quoi ? En littératie. Je crois à une coquille, une faute de frappe. Mais non. La littératie existe bel et bien, comme me l’apprend une rapide recherche. Et, euh, c’est quoi, la littératie ? « L’aptitude à comprendre et à utiliser l’information écrite dans la vie courante. » Parfaitement.
Littératie, littérisme, lettrure
Si ça peut vous aider, j’apprends également que littératie est un synonyme de scripturalité (et réciproquement). Mince alors. Apparemment, il existe une littératie numérique, une littératie médiatique, voire physique. Tous ça dans la translittératie. Eh oui. En fait, apprends-je toujours, littératie est directement copié sur l’anglais litteracy. Qui signifie alphabétisme. À ne pas confondre avec l’analphabétisme. Vu que c’est le contraire. Sinon, on a aussi le littérisme, qui est l’antonyme de l’illettrisme. Tout ça tourne autour de la compétence (et donc de l’incompétence) informationnelle. Je signale, pour être tout à fait complet, qu’il existe un mot en français pour dire tout ça. En vieux français, hein. Je vous le recopie : la lettrure. Pas facile à prononcer, je vous l’accorde. Mais, bon, c’est du français. Allez, bonne lettrure !
Auteur: Alain Rémond
