Le 7 avril 2026, Donald Trump a menacé l’Iran : « Ouvrez ce foutu détroit, bande de tarés, ou vous vivrez en enfer », puis il a ajouté : « Toute une civilisation disparaîtra cette nuit. » Cette rhétorique a un but politique : préparer les esprits à une escalade de violence.
L’un des aspects les plus déroutants du langage de Donald Trump, c’est qu’il est à la fois choquant et anesthésiant. En effet, lorsque le président étatsunien déclare quelque chose de scandaleux, le pays se recroqueville sur lui-même, mais ensuite, ce qui a choqué se banalise et devient familier.
En qualité de chercheur spécialiste de la rhétorique présidentielle, je sais que cet enchaînement a des effets délétères. Il conditionne le public à absorber la transgression. Ce qui jadis aurait constitué un séisme politique ou à une violation des normes constitutionnelles apparaît désormais comme ordinaire. Les derniers discours de Trump et leur démagogie extrême méritent qu’on s’y attarde parce que la rhétorique de Trump à propos de l’Iran est devenue incendiaire. Sur son réseau Truth Social début avril, il a utilisé un langage truffé de grossièretés, menaçant d’attaquer les infrastructures du pays :
« Ouvrez ce foutu détroit, bande de tarés, ou vous vivrez en enfer. »
Il a appelé les Iraniens à se soulever contre leur gouvernement. Il a averti qui si l’Iran ne se conformait pas aux exigences américaines :
L’agence Associated Press a commenté ces propos comme une escalade du conflit en cours, et pas comme un simple excès de langage : « Alors que le conflit est entré dans son deuxième mois, Trump a intensifié ses avertissements de bombarder les infrastructures iraniennes. » Le Comité…
Auteur: Stephanie A. (Sam) Martin, Frank and Bethine Church Endowed Chair of Public Affairs, Boise State University

