La dette publique de la France se trouve à un niveau inédit : à la fin du deuxième trimestre 2026, elle s’établit à 3 595,5 milliards d’euros, soit 119,0% du PIB. C’est près de deux fois la limite européenne dite « critère de Maastricht », fixée à 60% du PIB.
Juste avant l’arrivée d’Emmanuel Macron à la présidence de la République en 2017, la dette publique de la France s’élevait à 2 218 milliards d’euros. Si la dette n’a cessé de croître au cours de ces trente dernières années, en valeur absolue (en milliards d’euros), Emmanuel Macron est le président français qui a augmenté le plus la dette publique.
« Pourtant, depuis 2008, le niveau de dépense publique est resté globalement stable (exception faite de l’année 2020 au cours de laquelle la dépense publique a joué un rôle d’amortisseur de l’économique bloquée par le Covid) », relève l’ONG Attac.
Depuis son arrivée à la tête de l’État, Macron a profondément remanié la fiscalité française avec un cap clair : alléger les prélèvements pesant sur le capital et les entreprises pour obtenir plus de « compétitivité et d’attractivité ».
Résultat : un coût exorbitant pour les finances publiques. L’efficacité réelle de cette stratégie néolibérale a surtout servi les ultra-riches. Selon un rapport publié par l’ONG Attac France, ces allégements fiscaux représentent un manque à gagner net cumulé de 207 milliards d’euros pour l’État entre 2018 et 2023.
Résultat : ce n’est pas la crise pour tous les français. La France est le pays d’Europe qui a versé le plus de dividendes au deuxième trimestre 2026 (61 milliards d’euros), et le deuxième au monde derrière les Etats-Unis.
Les principales sociétés cotées en France ont distribué 70,4 milliards de dollars à leurs actionnaires , plus que l’Allemagne (51,3 milliards de dollars), l’Italie (17,5 milliards de dollars) et l’Espagne (13,2…
Auteur: Laurie Debove
