Après l’évacuation, l’hospitalisation. Depuis plusieurs jours, les urgences de Bordeaux voient arriver des patients haletants après avoir été exposés aux fumées des incendies ravageurs dans la région. Parmi les lits ouverts spécialement dans le cadre du plan blanc déclenché dans les établissements de santé de la zone, au CHU de Bordeaux « 30 % de ceux qui les occupent le sont pour un motif respiratoire », note Maëva Zysman, médecin au service pneumologie de l’hôpital.
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, invitée sur France Inter mardi 28 juillet, a fait état d’une augmentation de 50 % des appels au Samu dans le secteur. « Nous sommes évidemment très vigilants sur la pollution de l’air, il y a eu des tests hier, il y avait un doute sur des intoxications au monoxyde de carbone évoquées, qui ne sont pas confirmées », a-t-elle précisé.
Une ministre faussement rassurante
Le monoxyde de carbone est un polluant majeur généré par les incendies de forêt, en particulier à proximité des feux, qui peut être mortel. En cas d’exposition dans un rayon de moins d’un kilomètre des flammes environ et de symptômes comme des maux de tête, des vertiges et des pertes de vigilance, mieux vaut se rendre aux urgences. Les victimes de ce gaz toxique y sont alors mises sous oxygène pour chasser l’intoxication et éviter le coma.
« L’avantage, c’est que c’est quelque chose que l’on sent ou que l’on voit. Si vous sentez le brûlé ou si vous voyez un gros nuage de fumée, si vous avez des fragilités, il vaut mieux mettre un masque FFP2, que vous pouvez trouver dans les pharmacies », a ajouté la ministre, faussement rassurante.
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Or, au contraire, le monoxyde de carbone « ne se voit pas et ne sent rien », s’est fait confirmer Reporterre par des experts. Ce fait est même mentionné dans une…
Auteur: Rozenn Le Saint

