Ils ont effectué leur dernier voyage. Vendredi, les trains de nuit Paris-Berlin et Paris-Vienne ont pris leur dernier départ Gare de l’Est à 19 h 12 pour rejoindre les capitales allemande et autrichienne. À partir de ce dimanche 14 décembre 2025, la fermeture de ces deux lignes nocturnes est actée.
Jugées trop coûteuses à exploiter en l’absence de subventions, la SNCF renonce en effet à ces deux dernières liaisons de nuit vers l’internationale, en raison de la non-reconduction en 2026 d’une « aide au démarrage » qui avait été octroyée par le ministère des transports pour la réouverture de ces lignes en 2021 et 2023.
Qu’il s’agisse de ligne intérieure ou vers l’internationale, l’offre existante de trains de nuit s’est réduite à peau de chagrin en France. Le nombre de gares desservies a été divisé par dix en l’espace de quarante ans : 550 gares étaient desservies par un train de nuit en 1981, selon Trains Directs, contre 70 aujourd’hui, selon la SNCF. Alors jusqu’où peut-on encore se rendre en train couchette ?
Nice, Tarbes, Briançon… Huit lignes survivent en France
Via son réseau Intercités, la SNCF propose encore huit lignes de train de nuit, ralliant depuis Paris plus de 70 destinations, essentiellement dans le sud de la France. En partant en fin de soirée depuis la gare de Paris-Austerlitz, il est ainsi possible d’arriver tôt le lendemain matin à Toulouse, Tarbes, Albi, Aurillac, Cerbère, Latour de Carol, Briançon ou encore Nice.
De nombreuses gares sont desservies sur chacun de ces trajets : Rocamadour-Padirac, Rodez, Narbonne, Perpignan, Argelès-sur-Mer, Collioure, Marseille, Antibes, Cannes…
Trois catégories de billets sont proposées pour ces trains de nuit Intercités. La première classe permet de voyager dans des cabines de quatre couchettes, la seconde dans des cabines de six couchettes et la dernière dans des sièges disposant d’un…
Auteur: Elisa Brinai

