Le rapport consultatif du COI, portant sur l’examen de 18 grands projets d’infrastructures de transports a été rendu public. Ses conclusions donnent raison au plus important collectif d’opposants à la LGV du Sud-Ouest, LGV Non Merci.
Si ce rapport est si précieux, c’est que même la Société du Grand Projet du Sud-Ouest (SGPSO) n’avait pas été en mesure de donner les coûts et le calendrier des LNSO, ces projets ferroviaires controversés, lorsque La Relève et La Peste lui a demandé. La raison : le bureau d’étude Systra et le maître d’ouvrage SNCF Réseau, chargés de l’actualisation des coûts, n’ont pas transmis leurs résultats. La SGPSO regrette que le COI « n’indique pas la source des données. »
Une priorité, rénover l’existant
Le projet LNSO de nouvelles lignes LGV quasiment parallèles aux lignes existantes est l’un des trois grands projets examinés – avec les accès au tunnel Lyon-Turin et le canal Seine-Nord Europe – qui ont suscité les débats les plus corsés au sein du COI. On retrouve des recommandations faites en 2024 déjà. Au premier rang : l’indispensable rénovation et modernisation du réseau ferré national actuel du pays.
« La France devra consacrer dès demain davantage de moyens à ses infrastructures de transports existantes, sauf à accepter de dégrader durablement les services qu’elles rendent. » Le COI insiste : c’est la « priorité des priorités. »
De quoi donner du poids aux 17 associations qui ont écrit le 20 avril au ministre des Transport Philippe Tabarot pour le presser de rénover le réseau ferroviaire (et stopper le chantier des LNSO.) Il faut dire qu’il y a urgence sur la ligne actuelle Bordeaux-Toulouse.
Les usagers pourraient témoigner des multiples problèmes et aléas de cette ligne. Du plus récent, en mai 2025 à Tonneins (47) avec l’effondrement de la voie suite à de gros orages – 10 jours de travaux -, aux pannes électriques liées…
Auteur: Valérie Lassus

