175 pays, plus de 2 000 négociateurs et observateurs, 7 jours de discussions… Après Bakou et la COP29, toute l’attention se tourne cette semaine vers Busan, en Corée du Sud. S’y déroule un autre sommet crucial pour l’avenir de notre planète, celui devant aboutir à un Traité international sur la pollution plastique.
Cette cinquième session du Comité intergouvernemental de négociation (INC-5) devrait en théorie être la dernière. Au cours des deux dernières années, les pays des Nations unies se sont déjà retrouvés à Nairobi, Paris puis Ottawa.
Si rien n’est fait, la production de plastique triplera d’ici à 2060, selon l’OCDE. La Fondation Tara Océan, qui travaille depuis des années à sensibiliser grand public et décideurs sur l’ampleur du fléau que représente la pollution plastique, sera présente à Busan. Henri Bourgeois-Costa, son directeur des affaires publiques, a répondu à nos questions avant son départ pour la Corée du Sud.
Reporterre — Pouvez-vous nous rappeler les enjeux principaux de cette semaine de négociations qui s’ouvre à Busan ?
Henri Bourgeois-Costa — Pour le moment, on a un brouillon de texte — un « draft » — issu de la précédente session de négociations à Ottawa. Ce document énorme comprend un peu toutes les options possibles puisque l’essentiel du texte ne fait pas l’objet d’un accord, et présente donc des visions assez radicalement opposées entre, d’un côté, les pays de la coalition de Haute ambition pour mettre fin à la pollution plastique et, de l’autre, les « Like minded countries » (« les pays qui pensent pareil »), représentant les intérêts pétroliers. On est donc face à un texte qui dit un peu tout et son contraire.
Le président du comité, Luis Vayas Valdivieso, a tenté de proposer une nouvelle voie avec ce qu’il a appelé un « non-paper »,…
Auteur: Fabienne Loiseau

