Contrairement à des idées trop largement répandues, pas touxtes les queers vivent dans des beaux appartements dans des quartiers fraichement gentrifiés. En plus des doubles mécanismes de discrimination à l’emploi et d’évitement de certains environnements de travail considérés comme hostiles, les trans-pédés-gouines,notamment raciséexs, trans et/ou handiExs, restent une classe de travailleurEusexs souvent précarisées. En suisse, face à la hausse constante des loyers et de la spéculation immobilière, des assurances maladies et de l’inflation économique, de nombreuxses personnes LGBTQI+ ont de la difficulté à joindre les deux bouts à la fin du mois.
A Genève comme ailleurs, le manque d’accès à des logements dignes et abordables expose les personnes queer à des violences diverses. La marginalisation et la violence du système capitaliste sur les trans-pédé-bi-gouines a pour conséquence : ruptures familiales, sans-abrisme, discriminations à l’embauche et/ou au logement, recours au travail du sexe, isolement, agressions, violences psychologiques, physiques et sexuelles. Nos coming-out génèrent souvent des situations de ruptures familiales, au travail, amicales et sociales. Être trans-pédé-bi gouine à pour conséquence une plus grande vulnérabilité face à l’accès au logement, aux soins et au travail. Nombreuxses sont les personnes qui, suite à leur coming-out, se retrouvent à la rue, crèchent d’un canapé à un autre, perdent leurs emplois, perdent des soutiens familiaux ou amicaux, dans une ville où trouver un logement relève déjà du parcours du combattant.
L’homo-lesbo-bi-transphobie ne peut être réduite à l’insulte, l’agression physique ou verbale. Qu’en est-il de sa violence systémique, celle où l’on se retrouve viréEx de son appartement, qu’on se retrouve licenciéEx, ou non-employable parce qu’on n’a pas un passing assez cishétéronormé ? Cette homo-lesbo-transphobie là n’a…
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