Transe, art pour un 21e siècle transi

Ce texte est une présentation d’un livre qui a paru le 20 octobre sous le titre, Pas de transition sans transe. Essai d’écologie politique des savoirs, aux éditions Dehors « », donnée une première fois le 23 mars au Théâtre de l’Échangeur, dans le cadre des « Communaux ». En soi, ce titre suffit à justifier la présence de ce texte dans un vocabulaire dédié à la question de la / des transitions, dans la mesure où, comme on le lira, il est fondé sur l’hypothèse que « la transition appelle la transe ». En ce sens la transe, et son corolaire l’écologie des savoirs, sont considérés comme des agents de « spéculation » sur le possible monde qui pourrait advenir dans ou sur les ruines du monde de l’Anthropocène : soit une alternative nécessaire aux ravages de la modernité capitaliste.

1. « Considérer que la proximité indubitable du théâtre et de l’anthropologie prépare à la transe ». C’est la dernière phrase du livre. Je veux dire avec elle, la phrase, deux choses, plus une.

Un, que, malgré le sous-titre, je ne prétends pas être un de ces nouveaux penseurs de l’écologie ou du vivant dont les médias sont friands. J’ai emprunté au sociologue Boaventura de Sousa Santos le thème de l’écologie des savoirs un peu parce qu’il colle bien avec une question qui m’a toujours hanté, celle de l’autorité du savoir scientifique, un peu pour faire passer la pilule de la transe, parce que cela ne va pas de soi de dire : j’écris un livre politique sur la transe à l’anthropo-capitalocène ou encore je spécule, au sens de Didier Debaise et Isabelle Stengers, sur une épistémologie politique de la transe. Alors « écologie des savoirs » ça fait bien plus sérieux. Réflexion faite, je n’en suis plus du tout sûr, parce qu’en fait « transe » et « écologie des savoirs » ne se traduisent pas aisément l’un dans l’autre et entretiennent une relation d’équivocité…

La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: dev

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