La pêche est la première source de destruction de la vie marine. En conséquence, transformer le secteur de la pêche est un enjeu prioritaire pour l’avenir de l’océan, du climat, et de l’humanité. Une transition d’autant plus urgente en France, deuxième puissance maritime mondiale derrière les Etats-Unis avec ses 10 millions de km2 de surface maritime.
Près de la moitié de l’humanité dépend de l’océan pour sa survie. Tous les êtres humains dépendent directement ou indirectement de l’océan et de son rôle dans la stabilité du climat mondial. En effet, l’Océan est le principal régulateur du climat, et son bon fonctionnement est une condition primordiale dans la lutte contre le réchauffement climatique et la destruction du vivant.
De plus, l’océan subit de plein de fouet les conséquences du réchauffement climatique. En 2023, la température de l’Océan a atteint des niveaux records, les canicules marines sont deux fois plus fréquentes qu’il y a 50 ans, sa teneur en oxygène diminue pendant que son acidité augmente, les récifs coralliens sont en danger d’extinction… pour que la vie marine puisse s’adapter à ces changements, il faut à tout prix réduire nos impacts et repenser notre rapport à la mer.
Dans cet article, nous revenons sur un bilan inédit du secteur de la pêche métropolitaine (hors méditerranée) dressé par des chercheurs de l’Institut Agro, d’AgroParisTech mais aussi d’associations comme The Shift Project et BLOOM.
Un rapport qui analyse 70% de la pêche française et s’inspire du “bilan carbone” pour établir un “bilan marin” de l’empreinte environnementale et socio-économique du secteur, afin de souligner les directions à prendre pour le transformer vers un modèle plus durable et vertueux.

Les conséquences de la surpêche
La pêche est la première source de…
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Auteur: Raphael Seguin

